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Les Egungun

Les ancêtres qui reviennent

Entrée n° 007 Écrite par Wêtê Agbonon Mise à jour le 28 octobre 2026 Lecture 13 min Licence CC BY 4.0 Citer Imprimer Read in English

Les Egungun sont les ancêtres qui reviennent parmi les vivants, sous un costume d’étoffes qui dissimule entièrement celui qui le porte. Tradition yoruba, ils sortent au Bénin dans les villes nago, de Porto-Novo à Pobè et à Sakété, où la grande sortie revient tous les trois ans.

Au temple de Sakété, ce que je peux en dire

Observation directeWêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ, au temple de Sakété

Quand je parle des Egungun de Sakété, je ne parle pas seulement d’un masque que l’on voit sortir dans la rue. Je parle d’une tradition qui touche à la famille, aux ancêtres et à la transmission. Chez nous, l’Egungun est lié au monde des ancêtres. Sa sortie n’est donc pas quelque chose que l’on organise simplement pour divertir la population. Il y a derrière elle une organisation familiale, religieuse et traditionnelle que les personnes extérieures ne voient pas toujours[1].

Je fais aussi une distinction entre ce que je peux expliquer publiquement et ce qui appartient à la transmission. Tout ce qui concerne les paroles, certaines prescriptions, les responsabilités précises des personnes qui accompagnent l’Egungun ou certains gestes rituels n’a pas vocation à être exposé sur Internet.

La grande sortie de Sakété

À Sakété, la grande manifestation des Egungun revient selon un cycle de trois ans. La dernière grande édition a eu lieu en 2026. La prochaine est donc attendue en 2029.

On parle parfois de seize jours. Dans la manière dont la fête est organisée, il faut cependant distinguer la journée d’ouverture et les jours de sorties qui suivent. Je préfère cette précision plutôt que de donner un chiffre sans expliquer ce qu’il recouvre. Pour moi, le plus important n’est d’ailleurs pas seulement le nombre de jours : c’est la continuité de la tradition. Une grande sortie se prépare longtemps avant que le public ne voie l’Egungun apparaître.

La place du Fâ et du bokonon

Le Fâ peut intervenir dans l’organisation religieuse de certaines manifestations. Le bokonon a alors un rôle de consultation et d’interprétation. Mais je tiens à préciser une chose : le bokonon n’est pas l’Egungun, et il ne décide pas de tout à lui seul. Le Fâ permet de rechercher une orientation. Le bokonon interprète ce qui est révélé selon sa connaissance et sa transmission. Les responsables de la tradition, les familles concernées et ceux qui ont reçu les charges nécessaires ont également leur rôle. C’est une organisation collective.

Je ne vais pas publier ici les signes, les paroles ou les prescriptions particulières qui relèvent de la transmission religieuse. Ce serait sortir les choses de leur contexte.

Ce qu’est un Egungun

Pour une famille, l’Egungun représente une relation avec ceux qui nous ont précédés. C’est pour cela que je n’aime pas quand on réduit l’Egungun à quelqu’un qui aurait simplement mis un costume. Le costume permet justement de ne plus présenter l’homme comme un individu ordinaire. Dans la compréhension traditionnelle, l’Egungun est une manifestation liée aux ancêtres. Lorsqu’il sort, la famille ne regarde pas seulement un spectacle : elle reconnaît quelque chose qui appartient à son histoire[1].

Il y a une mémoire derrière l’Egungun. Il y a aussi une responsabilité. Une tradition ne se conserve pas seulement parce qu’on possède un costume. Elle se conserve parce que des personnes apprennent, transmettent, respectent les interdits, et savent ce qui peut être montré et ce qui doit rester dans le cadre familial ou religieux.

Egungun lors d’une cérémonie du couvent Odjourongbé à Porto-Novo, le 30 mars 2024
Un Egungun lors d’une cérémonie du couvent Odjourongbé, à Porto-Novo, le 30 mars 2024. Photo : Fermi12, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons, image modifiée.

L’historien de l’art Henry Drewal, spécialiste des arts yoruba, traduit leur nom par « pouvoirs dissimulés ». Les Yoruba conçoivent deux mondes qui se répondent, celui des vivants et l’autre monde, où les ancêtres continuent de guider leurs descendants : « le monde est un marché, l’autre monde est la maison », dit un proverbe. L’étoffe est le premier matériau de l’Egungun, fait de couches de tissus superposées, et le vent qu’il soulève en tournoyant est reçu comme un souffle de bénédiction[2].

Seuls des hommes portent le costume. Les femmes qui savent composer et chanter forment le chœur qui chante les louanges et les récits de la lignée[3]. Chez les Yoruba d’Oyo, deux titres leur sont réservés dans le cortège, Ìyá Àgan et Ìyá Mojè, donnés à des femmes ayant passé l’âge de la ménopause, qui accompagnent l’Egungun et chantent ses louanges[4]. Au Bénin, l’inventaire du patrimoine note de même que le masque, réservé aux hommes, est assisté d’une femme âgée aux pouvoirs reconnus[5].

Dans la tradition que je pratique, je préfère éviter les phrases générales du genre « les femmes n’ont pas le droit de ». Les règles peuvent dépendre de la cérémonie, de la fonction et de la famille concernée. Il existe des places et des responsabilités différentes[1].

D’Oyo aux villes nago du Bénin

Le culte est d’origine yoruba, et les responsables du culte au Bénin le font venir d’Oyo, au Nigeria[6][5]. Il est présent dans les villes nago du Bénin, et il s’est aussi diffusé dans l’aire adja-tado, chez les Fon et les Gun, au gré des conquêtes et des alliances : l’Egungun y est devenu un ancêtre divinisé de la collectivité, honoré sous les noms de kluto ou de kouvito[5][6].

À Ouidah, une tradition orale rapportée par les responsables du culte rattache l’arrivée des Egungun à des captifs venus du Nigeria sous le roi Ghézo, qui aurait choisi la ville pour accueillir leur culte. C’est un récit de tradition, que cette entrée rapporte sans pouvoir le dater par des archives[6].

Les sorties sont des événements de ville. À Pobè, en janvier 2018, l’Agence Bénin Presse a décrit le lancement d’une sortie d’une cinquantaine d’Egungun depuis la forêt sacrée Igbo-Agan, pour trois mois de parades et de prières, dans le prolongement de la fête du vodun[7]. À Sakété, le photographe Michael Landau a documenté la grande sortie de 2017 dans la revue d’art Raw Vision : un festival qui revient tous les trois ans, ouvert par une cérémonie placée sous la conduite du Fâ, suivie de seize jours de sorties[8].

Comment se déroule une sortie

Selon le récit de Raw Vision, les Egungun de Sakété parcourent les rues du début de l’après-midi au crépuscule, chacun entouré d’un cortège de tambours, de chants et de danses. Des parades rassemblent de grandes foules. Les Egungun donnent des bénédictions, mais certains poursuivent les spectateurs « fautifs » avec de fines branches, et la plupart sont guidés par un accompagnateur muni d’une baguette, qui retient aussi les gestes violents. Les porteurs, tous des hommes, parlent d’une voix étranglée et aiguë qui masque leur identité, et les spectateurs tiennent l’Egungun pour pleinement divin[8].

Cette entrée ne reprend pas deux chiffres de cet article, la population de Sakété et le nombre d’Egungun présents, qu’aucune autre source ne confirme.

Pourquoi certains Egungun poursuivent-ils les spectateurs ?

C’est souvent mal compris par les personnes qui découvrent la tradition. Quand un Egungun poursuit quelqu’un avec une branche, le spectateur peut croire qu’il s’agit simplement d’une agression. Ce n’est pas ainsi que je présenterais la scène. Les Egungun peuvent avoir des comportements différents selon leur fonction et selon le contexte de leur sortie. Certains comportements sont plus sévères, d’autres sont associés à la bénédiction, à l’interaction avec la population ou à la protection. Mais cela ne donne pas au public le droit de provoquer l’Egungun. Si vous voyez une poursuite, vous devez respecter ce qui se passe et laisser l’espace nécessaire[1].

Et les dons ?

L’argent que certaines personnes donnent pendant une sortie ne doit pas être présenté automatiquement comme le paiement d’un spectacle. Le don peut accompagner une demande, une bénédiction ou une participation à la manifestation. Sa signification dépend du contexte. Je déconseille donc de regarder cela avec une mentalité purement commerciale[1].

Les règles pour ceux qui regardent

Si vous assistez à une sortie d’Egungun, la première règle est simple : respectez la distance[1].

  • Ne touchez pas l’Egungun.
  • N’essayez pas de soulever son costume.
  • N’essayez pas de découvrir la personne qui se trouve dessous.
  • Ne provoquez pas l’Egungun pour obtenir une vidéo spectaculaire.

Pour les photographies et les vidéos, il faut également faire preuve de discernement. Une manifestation dans la rue est publique, mais cela ne signifie pas que toutes les personnes, tous les lieux et toutes les séquences peuvent être photographiés comme on le souhaite.

Egungun, Kouvito, Zangbéto et Oro

Il ne faut pas tout mélanger. L’Egungun est lié aux ancêtres. Kouvito renvoie, selon les usages et les traditions, aux morts ou aux revenants, et ne doit pas automatiquement être utilisé comme synonyme parfait d’Egungun. Le Zangbéto appartient à une autre tradition : il est notamment associé à la surveillance et à la protection de la communauté, particulièrement dans son rapport à la nuit. Oro est également distinct, avec ses propres règles, ses propres périodes et son propre cadre religieux[1].

Ces traditions peuvent appartenir au même environnement culturel et être présentes dans les mêmes régions, mais cela ne signifie pas qu’elles sont une seule et même chose. L’inventaire du patrimoine emploie d’ailleurs les mots kluto et kouvito pour désigner l’Egungun chez les Fon : c’est le signe d’un passage d’une langue à l’autre, où les mots ne se recouvrent pas exactement[5].

Les Egungun du Brésil

Le culte a traversé l’Atlantique avec les captifs yoruba. À Bahia, il s’est fixé sur l’île d’Itaparica, où le terreiro Ilê Agboulá, fondé au début du XXᵉ siècle, descend en ligne directe de maisons établies au XIXᵉ siècle. L’anthropologue Juana Elbein dos Santos lui a consacré en 1976 un livre devenu classique, Os Nàgô e a morte, qui décrit le culte des Égun comme le moyen de rendre visibles les esprits des ancêtres parmi les vivants[9][10].

Au Brésil, les ancêtres invoqués sont appelés Babá Egun, « père Egun », et le culte se tient dans des maisons distinctes de celles des orixás[11]. Chaque 2 novembre, jour des morts, l’Ilê Agboulá célèbre sa grande fête[10].

Les Egungun dans le regard des autres

Les Egungun fascinent les artistes et les musées. Le photographe de Porto-Novo Léonce Raphaël Agbodjélou leur a consacré sa série « Egungun Project », exposée à l’étranger[12]. Henry Drewal leur a dédié une exposition, « Whirling Return of the Ancestors », qui invite chacun à penser à la manière dont il honore ses propres ancêtres[2]. La revue Raw Vision a publié les photographies de Sakété[8].

Pour nous, l’Egungun appartient à une tradition religieuse et familiale. Le public peut voir la danse, entendre les tambours et participer à l’ambiance de la fête. Mais derrière cette dimension visible existe une réalité qui ne se résume pas à ce qui se passe dans la rue. L’Egungun n’est pas seulement ce que le visiteur voit. Il y a derrière le masque une histoire, une famille, une mémoire et une transmission[1].

Ce que disent les chercheurs

Les Egungun ont été étudiés des deux côtés de l’Atlantique. Les principaux travaux, dans l’ordre chronologique :

  • 1976Juana Elbein dos Santos publie Os Nàgô e a morte, l’étude de référence sur le culte des Égun à Bahia[9].
  • 1978Henry Drewal dirige un numéro spécial de la revue African Arts consacré aux Egungun des Yoruba[13].
  • 2019Une étude des Egungun d’Oyo décrit les titres réservés aux femmes dans le cortège[4].
  • 2022Michael Landau publie dans Raw Vision ses photographies de la grande sortie de Sakété en 2017[8].

Ce que l’on sait, et comment on le sait

Ce qui relève de la tradition orale

L’origine à Oyo, le récit de l’arrivée des Egungun à Ouidah sous Ghézo et la signification de l’Egungun pour chaque famille viennent de la tradition orale, telle que les responsables du culte et les familles la transmettent[6][1].

Ce qui relève de l’observation directe

Le cycle de trois ans à Sakété, les dernières sorties de 2026, la distinction entre la journée d’ouverture et les jours de sortie, le rôle du bokonon et les règles pour le public viennent de ma pratique[1].

Ce qui est documenté

Le sens du nom, la place des hommes et des femmes, le déroulement d’une sortie à Sakété et à Pobè, et le culte d’Itaparica sont décrits par les chercheurs, la presse et les institutions[2][4][8][7][9].

Ce qui relève de l’interprétation

La lecture des poursuites et des dons comme des gestes de fonction et de participation, et non comme des agressions ou des paiements, est une interprétation que je défends[1].

Ce qui reste discuté

L’équivalence entre Egungun et kouvito, le nombre de jours de la grande sortie et le nombre d’Egungun présents varient selon les sources. Cette entrée signale ces différences au lieu de trancher[5][8][1].

Les erreurs fréquentes sur les Egungun

  • « L’Egungun, c’est un homme déguisé. » Le costume dissimule l’homme pour qu’une manifestation des ancêtres prenne sa place : c’est le sens même du nom, « pouvoirs dissimulés »[2][1].
  • « Kouvito et Egungun, c’est pareil. » Les deux mots appartiennent à des langues et à des usages différents ; ils ne se recouvrent pas exactement[1][5].
  • « Les Egungun sont une tradition fon. » Le culte est d’origine yoruba ; les Fon et les Gun l’ont adopté au gré des conquêtes et des alliances[5][6].
  • « Les femmes n’ont aucune place. » Le costume est réservé aux hommes, mais le chœur, certains titres et certaines responsabilités reviennent à des femmes[3][4].
  • « Un Egungun qui poursuit quelqu’un l’agresse. » Les comportements varient selon la fonction de l’Egungun ; le public doit garder la distance et ne jamais provoquer[1].
  • « Les dons paient un spectacle. » Le don accompagne une demande, une bénédiction ou une participation[1].

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un Egungun ?

Un Egungun est une manifestation des ancêtres parmi les vivants, sous un costume d’étoffes superposées qui dissimule entièrement celui qui le porte. Son nom yoruba se traduit par « pouvoirs dissimulés ».

Où voit-on des Egungun au Bénin ?

Dans les villes nago, comme Porto-Novo, Pobè ou Sakété, ainsi qu’à Ouidah. Leurs sorties accompagnent souvent la fête du vodun, et les Fon et les Gun les ont aussi adoptés.

Quand a lieu la grande sortie des Egungun de Sakété ?

Tous les trois ans. La dernière grande édition a eu lieu en 2026 ; la prochaine est attendue en 2029.

Combien de temps dure la sortie de Sakété ?

On parle de seize jours, mais il faut distinguer la journée d’ouverture et les jours de sorties qui suivent, de l’après-midi au crépuscule.

Peut-on toucher un Egungun ?

Non. Il faut garder la distance, ne pas soulever le costume, ne pas chercher à voir qui est dessous, et ne jamais provoquer un Egungun pour filmer.

Pourquoi un Egungun poursuit-il parfois les spectateurs ?

Les Egungun ont des fonctions différentes. Certains sont plus sévères, d’autres bénissent. Le public doit respecter ce qui se passe et laisser l’espace nécessaire.

Les femmes ont-elles une place dans la tradition des Egungun ?

Oui. Le costume est réservé aux hommes, mais des femmes chantent les louanges de la lignée, et certains titres et responsabilités leur reviennent, selon la cérémonie et la famille.

Quelle différence entre Egungun, Kouvito, Zangbéto et Oro ?

L’Egungun est lié aux ancêtres. Kouvito désigne les morts ou les revenants selon les usages. Le Zangbéto est le gardien de la nuit, d’une autre tradition. Oro a ses propres règles et ses propres périodes.

Existe-t-il des Egungun hors d’Afrique ?

Oui. Au Brésil, le culte des Égun vit sur l’île d’Itaparica, à Bahia, au terreiro Ilê Agboulá, dans la descendance de maisons du XIXᵉ siècle.

Le Fâ intervient-il dans la sortie des Egungun ?

Il peut intervenir dans l’organisation religieuse de certaines manifestations : le bokonon consulte et interprète, mais il ne décide pas seul. Les familles et les responsables de la tradition ont leur rôle.

Glossaire

  • Babá Egun : « père Egun », l’ancêtre invoqué dans le culte brésilien d’Itaparica.
  • Egungun : les ancêtres qui reviennent parmi les vivants, sous un costume ; en yoruba, « pouvoirs dissimulés ».
  • Ìyá Àgan : chez les Yoruba d’Oyo, un titre de femme dans le cortège de l’Egungun.
  • Kouvito, kluto : les mots employés chez les Fon et les Gun pour les morts qui reviennent ; leur équivalence avec Egungun est discutée.
  • Nago : le nom donné au Bénin aux populations yoruba.
  • Oro : une société distincte, avec ses propres règles et ses propres périodes.
  • Zangbéto : le gardien de la nuit, d’une autre tradition que l’Egungun.

Notes et références

[1] Observation directe et transmission orale, Wêtê Agbonon, bokonon, temple de Sakété.

[2] DREWAL Henry John, Whirling Return of the Ancestors. Egúngún Arts of the Yorùbá in Africa and Beyond, présentation de l’exposition. Consulter

[3] DREWAL Henry John, « Ancestral Masquerade Performance Among the Yoruba », document pédagogique accompagnant une exposition. Consulter

[4] « Ará Òrun Kìn-ìn Kin-in: Òyó-Yòrùbá Egúngún Masquerade in Communion and Maintenance of Ontological Balance », Genealogy, vol. 3, n° 1, 2019. Consulter

[5] Patrimoine Bénin, « Egungun, société de masques, aire culturelle Adja-Tado, Yoruba-Nago ». Consulter

[6] HOUNKONNOU Ange Yvon, « Les Egunguns, hier, aujourd’hui et demain : qu’est-ce que les Egunguns ? », Shan Newspaper, 2013. Consulter

[7] Agence Bénin Presse, « La sortie des Egoun-goun lancée à Pobè », 12 janvier 2018. Consulter

[8] LANDAU Michael, « Egungun of Benin », Raw Vision, n° 112, automne 2022, photographies de 2017. Consulter

[9] ELBEIN DOS SANTOS Juana, Os Nàgô e a morte. Pàde, Àsèsè e o culto Égun na Bahia, Petrópolis, Vozes, 1976.

[10] Geledés, Instituto da Mulher Negra, « Eguguns: um culto sedimentado na crença de que laços ancestrais são eternos », 2017. Consulter

[11] Geledés, Instituto da Mulher Negra, « Egungun ». Consulter

[12] AnOther Magazine, « Egungun Project by Leonce Raphael Agbodjelou ». Consulter

[13] DREWAL Henry John, « The Arts of Egungun among Yoruba Peoples », African Arts, vol. 11, n° 3, avril 1978, p. 18-19 et 97-98, introduction d’un numéro spécial consacré aux Egungun.

Sources

  • DREWAL Henry John, « The Arts of Egungun among Yoruba Peoples », African Arts, vol. 11, n° 3, 1978.
  • ELBEIN DOS SANTOS Juana, Os Nàgô e a morte, Petrópolis, Vozes, 1976.
  • LANDAU Michael, « Egungun of Benin », Raw Vision, n° 112, 2022.
  • Agence Bénin Presse, « La sortie des Egoun-goun lancée à Pobè », 2018.
  • Patrimoine Bénin, « Egungun, société de masques ».
  • Observation directe et transmission orale, temple de Sakété, de 1994 à 2026

Citer cette entrée

Wêtê Agbonon, « Les Egungun », dans Vodun Bénin, l’encyclopédie du vodun béninois, entrée n° 007, mise à jour le 28 octobre 2026. En ligne : https://vodunbenin.org/societes/egungun/ (consulté le 1er novembre 2026). Licence CC BY 4.0.

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